Clascotérone : peut-on vraiment freiner la chute de cheveux sans greffe ?
La chute de cheveux est rarement un simple enjeu esthétique. Chez de nombreux hommes, elle s’installe progressivement et s’accompagne d’un sentiment d’impuissance, d’une perte de confiance et de la sensation de voir son corps changer sans pouvoir agir. C’est pourquoi chaque avancée médicale dans ce domaine suscite un fort intérêt.
Ces derniers mois, une molécule attire particulièrement l’attention : le clascotérone. Pour la première fois depuis plusieurs années, de larges études cliniques montrent des résultats encourageants dans le traitement de la calvitie d’origine génétique. Mais que peut-on réellement en attendre ? Et à quel point cet espoir est-il fondé ?
Sommaire
- Qu’est-ce que le clascotérone ?
- Que montrent les études cliniques récentes ?
- Pourquoi le clascotérone suscite un réel intérêt médical
- Clascotérone : indications réelles et limites thérapeutiques
- Clascotérone et greffe capillaire : solutions complémentaires ou alternatives ?
- Traitements médicamenteux émergents et greffe capillaire : une approche combinée
- Conclusion : un progrès porteur d’avenir
Qu’est-ce que le clascotérone ?
Le clascotérone est un antiandrogène à application locale, appliqué directement sur le cuir chevelu. Il cible spécifiquement la cause hormonale de la forme la plus fréquente de chute de cheveux chez l’homme : l’alopécie androgénétique.
En résumé :
- Il bloque l’action de la dihydrotestostérone (DHT) directement au niveau du follicule pileux
- La DHT est reconnue comme le principal facteur de la calvitie génétique
- Son action est locale, sans diffusion systémique notable
- L’équilibre hormonal général de l’organisme reste largement préservé
C’est précisément ce point qui distingue le clascotérone des traitements hormonaux plus anciens, administrés par voie orale, souvent associés à des effets secondaires indésirables.
Que montrent les études cliniques récentes ?

Les résultats issus d’études cliniques de phase II ont marqué un tournant. Dans les essais ultérieurs, portant sur environ 1 500 hommes, le clascotérone à 5 % a montré une efficacité significative comparée au placebo.
Principaux résultats observés :
- Dans une première étude, la zone traitée présentait plus de cinq fois plus de cheveux que dans le groupe placebo
- Dans une seconde étude, on observait environ 1,7 fois plus de cheveux par rapport au placebo
- Les patients rapportaient subjectivement :
- une chevelure perçue comme plus dense
- une amélioration de la qualité des cheveux
- une perception globale plus positive de leur apparence capillaire
Point clé : les effets indésirables rapportés étaient comparables à ceux du placebo. Aucun effet hormonal ou systémique majeur n’a été mis en évidence à ce stade.
Pourquoi le clascotérone suscite un réel intérêt médical
Pour la première fois, un traitement topique comme le clascotérone (Breezula®) semble agir directement sur le mécanisme biologique central de la calvitie masculine, en bloquant localement l’action de la dihydrotestostérone (DHT) au niveau du follicule pileux, sans induire de modulation hormonale systémique significative. Cette approche ciblée représente une évolution importante par rapport aux traitements antiandrogènes oraux traditionnels.
L’intérêt médical du clascotérone repose sur son mécanisme d’action ciblé :
- Blocage direct des récepteurs androgéniques au niveau du follicule
- Absence d’impact significatif sur la circulation sanguine
- Aucun dérèglement hormonal généralisé observé
Cependant, la prudence reste de mise : les données de sécurité à 12 mois sont encore attendues. Ces résultats conditionneront les futures demandes d’autorisation de mise sur le marché en Europe et aux États-Unis.
Clascotérone : indications réelles et limites thérapeutiques

Malgré des résultats encourageants, il est essentiel de garder une vision réaliste.
Ce que le clascotérone peut apporter :
- Ralentir la progression de la chute de cheveux
- Favoriser une légère densification dans les stades précoces
- Offrir une alternative aux hommes souhaitant éviter les traitements systémiques
Ses limites actuelles :
- Il ne permet pas de recréer des follicules déjà détruits
- Les zones chauves avancées ne peuvent pas être restaurées par simple application
- Le recul clinique à long terme reste insuffisant
Le clascotérone apparaît donc comme une option thérapeutique potentielle pour l’avenir, surtout en prévention ou aux débuts de la calvitie.
Clascotérone et greffe capillaire : solutions complémentaires ou alternatives ?

Lorsque les follicules pileux sont définitivement perdus, aucun traitement médicamenteux ne peut les recréer. Dans ces situations, la greffe capillaire reste la référence médicale.
Chez Elithair, les greffes sont réalisées exclusivement sous supervision médicale, par des équipes spécialisées dans les techniques modernes de transplantation. Cette expertise est déterminante pour obtenir un résultat naturel et durable.
Les méthodes utilisées :
- FUE (Follicular Unit Extraction) : prélèvement précis et minimalement invasif des follicules
- DHI (Direct Hair Implantation) : implantation directe avec contrôle optimal de l’angle, de la densité et de la direction de pousse
Résultats :
- cheveux naturels et vivants
- repousse définitive
- liberté totale de coiffage et d’entretien
- cheveux transplantés insensibles à la DHT
Les résultats avant/après illustrent clairement ce que les traitements médicaux ne peuvent pas offrir : une vraie densité, une ligne capillaire reconstruite et une transformation visible et durable.
Traitements médicamenteux émergents et greffe capillaire : une approche combinée
Des molécules comme le clascotérone pourraient à l’avenir :
- stabiliser les cheveux existants
- accompagner la phase post-greffe
- ralentir l’évolution de l’éclaircissement
Mais elles ne remplacent pas la greffe lorsqu’une perte capillaire est déjà installée.
Conclusion : un progrès porteur d’avenir
Le clascotérone figure parmi les avancées les plus prometteuses de ces dernières années dans la recherche contre la chute de cheveux. Les premières données sont encourageantes, notamment pour les hommes aux stades précoces de l’alopécie androgénétique.
Néanmoins, le temps reste un facteur clé : autorisations, suivi à long terme et usage en pratique courante demanderont encore plusieurs années.
Pour les personnes confrontées aujourd’hui à une perte capillaire visible et souhaitant une solution fiable et durable, la greffe de cheveux demeure l’option médicalement éprouvée, offrant de vrais cheveux, de vrais résultats et une nouvelle maîtrise de son image.